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Des changements en perspective pour les formations courtes de l’enseignement supérieur

Divers acteurs de l’enseignement supérieur ont remis un rapport de la concertation sur la modernisation des formations courtes post bac à la Ministre de l’Éducation et de l’Enseignement, le 31 janvier dernier. Il préconise des changements utiles et nécessaires pour que les formations courtes retrouvent leurs fonctions initiales qui sont d’être de véritables tremplins vers l’emploi. 

Le bilan des constats sur les formations courtes

À ce jour, les formations courtes au sein des IUT, des licences pros et des Bachelor font l’objet d’un constat sévère. Elles sont devenues des tremplins vers des formations longues et ont perdu de leur vocation professionnalisante. À la base, elles sont organisées de telles sortes qu’elles vont préparer les étudiants à occuper un emploi entre 2 à 3 ans après le baccalauréat. Mais avec les progrès technologiques, les changements d’organisation de travail et les emplois de plus en plus spécialisés et pointus, 45% des jeunes qui arrivent sur le marché du travail à bac +2 ou +3 ne sont pas suffisamment qualifiés pour les recruteurs. C’est dans cette optique que la Ministre Frédérique Vidal évoque donc les changements en perspectives en complétant plusieurs missions.

Plusieurs mesures préconisées pour réorganiser les formations courtes

Les formations de l’enseignement supérieur court et professionnalisant devraient connaître dans les prochaines années, une réorganisation progressive, mais efficace. Plusieurs actions ont été proposées à la Ministre pour venir en aide aux bacheliers technologiques ou professionnels qui sont très souvent en concurrence avec les bacheliers généraux.

En premier lieu, le rallongement de la durée de l’IUT à 3 ans et la réorganisation de l’accueil des étudiants qui s’engagent dans ces établissements devraient permettre de privilégier les bacheliers technologiques ou professionnels qui sont souvent concurrencés par les bacheliers généraux qui sont chaque année, de plus en plus nombreux à s’intéresser à ces solutions alternatives.

Le rapport préconise également la réforme des licences pro qui pourraient également s’étaler sur 3 ans et devraient permettre aux étudiants en 3ème année de licence pro d’être recrutés par des grandes écoles au même titre que ceux de l’IUT.

Les Bachelor à bac +2 ont actuellement la possibilité de poursuivre leurs études jusqu’au grade de Master à bac +5. Les grandes écoles qui souhaitent également accepter des admissions à bac+3, proposent à l’État d’attribuer également la « grade licence » à leurs programmes Bachelor.

En dehors des requêtes de réorganisation des formations courtes, le rapport pointe le doigt également sur la nécessité de recentrer les formations sur leur mission principale qui est l’insertion professionnelle. La création de diverses passerelles devrait faire en sorte de ne pas emprisonner les étudiants dans un schéma unique et d’accéder à des certifications intermédiaires. La création d’un système d’accréditation pour garantir la qualité des formations courtes a également été évoquée.

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